Nico et Sonia en Asie centrale

arrivee en mongolie

 


 

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La Mongolie, ca y est on y est !

Nous sommes arrives ce matin a Ulaan Baator, la capitale. Premiere emotion: La vue magnifique des steppes et des montagnes a travers le hublot de l avion a l approche de la piste defoncee de l aeroport.

apres avoir passe les formalites de controle des passeports, la premiere image donnee a voir aux arrivants est une immense representation de Genghis khan, assis, nous observant d un regard imposant. Une facon de nous dire: " maintenant, vous etes sur mes terres, sur mon territoire, celui que j ai conquis.

La seconde impression forte est le froid mordant et la pluie fine qui nous glace a la sortie de l aeroport. Il fait 20 Degres de moins qu a Pekin ou nous venons de passer 5 jours. Alors la tenue Tongs et Short... ON OUBLIE ! "lol"

 



Publié à 12:13, le 1/8/2008, Mongolie
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La capitale : Ulaan Baatar

Nous passons alors de Pekin; une capitale ultra-moderne, propre et organisee a l extreme; a Ulan Bator: une ville delabree ou l influence sovietique se ressent fortement ( architecture, population...)

1ere sortie en ville : Une ville polluee, sale, poussiereuse, austere, ou la nature n a pas sa place parmi les blocs de betons de l ancienne epoque sovietique. Les parcs sont des terrains vagues avec quelques sapins et des touffes d herbe a l abandon. Nous avons l impression que tout est delaisse.

Nos premiers contacts avec la population sont difficiles: Des gens froids au regard fuyant. Ils sont finalement a l image du pays, forges par un climat tres rude ou l hiver dure des mois. sur nos 4 jours passes dans la capitale, il n y aura que tres peu de contact, d echange ou meme de sourires venant d eux.

Malgre l aspect vieillit de la ville, la population est plutot jeune, branchee et malheureusement alcolisee. Seuls les anciens portent le Deel ( habit traditionnel Mongol) Les femmes , pour une partie, sont assez vulgaires (on croirait croiser 10 prostituees sur 100m) ce qui est dommage car il y a tellement de visages magnifiques aux formes rondes et douces comme les collines au loin, et des regards noirs profonds.

Ce constat est assez dur mais c est une realite, celle de la ville du moins. c est pourquoi nous attendons beaucoup de la campagne pour y rencontrer des gens plus authentiques, plus en accords avec ce que nous recherchons ici. Mais c est une bonne chose de passer par la pour mieux apprecier l apres.

La minute gastronomique.

apres quelques memorables experiences gastronomiques en Chine ( soupe de trippes de porc, bouillies violettes ferreuse au sucre et autres specialites pekinoises innomables) Nous nous regalons ici de bonnes assiettes de boulettes de mouton- riz - legumes-sauce et autres soupes russes. (Nous ne pensions pas preferer la cuisine de base Mongole a celle raffinee Chinoise plus speciale)



Publié à 11:11, le 1/8/2008, Mongolie
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Tsetserleg

voyage en Bus

Partis vers 9h d Ulaan Baatar, direction Tsetserleg, capitale de l Aimag Arkhangai ou nous nous dirigeons pour notre rando a cheval.

La route alterne entre bitume et pistes carossables, plus nous avancons plus on se croirait dans un BTT ( Bus Tout Terrain) impression etrange de voir notre bus evoluer hors des pistes dans une plaine immense. Cette route est en fait la deuxieme goudronnee de Mongolie et l axe Est/ Ouest. On l appelle la Millenium road puisque les travaux ont commence en 2000 et que faute de moyens financiers et autres interruptions de chantiers ils la termineront au moins dans 1000 ans.

Depuis 4h que nous roulons, les paysages ne changent pas. Les collines aux pentes douces, fideles a elles meme nous accompagnent. seule l herbe couchee nous indique que le vent souffle fort. Les sols d herbe passent de melanges de gris, vert, violet, par touches de jaune, ocre dore et de vert, quelques touches de rouge terre cuite contrastent... Le tout se melange parfaitement. seules ces nuances animent la steppe.

De temps a autre nous croisons des troupeaux de chevres, moutons, chevaux ou vaches qui detalent a notre passage.

nous arrivons enfin a Tsetserleg, apres 10h de bus et, Ho surprise, sans une seule crevaison !

Tsetserleg

premier jour dans cette petite ville. Nous en faisont le tour assez rapidement, c est plutot un village entoure de grands camps de Yourtes et baraques en bois organisees en quartiers, qui s agrippent aux collines, lui donnant une allure de far West.

Nous trouvons un petit marche tres sympa, ainsi au une petite gargotte et nous regalons d un the au lait et de khuushuur ( galette de mouton frit dans sa graisse ) qui deviendra d ailleurs notre rendez vous du matin.

les gens nous observent, mais malgre leur air dur les quelques contacts sont agreables, Des enfants dans la rue nous saluent de Hi et de Hello. Ils sont content d utiliser ce qu ils apprennent a l ecole. Ils ne savent pas a quel point ce simple bonjour associe a un grand sourire nous fait du bien.

 



Publié à 09:17, le 1/8/2008, Mongolie
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on a trouve un cheval !!!

jeudi 11 septembre.

Ca y est nous avons trouve un cheval dans un campement nomade a 20 km de la ville !! Nous avons vraiment eu beaucoup de chance de rencontrer Sarah, une femme mongole anglophone. Dans les 15 min qui ont suivi sa rencontre, nous partions avec elle dans les plaines autour de Tsetserleg frapper aux portes des yourthes des eleveurs pour acheter un cheval.

L emotion montait d etre enfin dans les plaines a se frayer un chemin entre les troupeaux de yack et de chevaux en se disant que l un d eux serait peut etre celui qui nous accompagnera jours et nuits dans notre excursion.

L achat d un cheval n est pas une demarche evidente, les mongols y sont tres attaches et ne les vendents pas facilement.

Au bout du quatrieme camp, apres de longues discussions, des bols d airak avales a grandes goulees et du fromage dur comme de la brique ... nous sommes tombes d accord avec un jeune eleveur a condition que nous revenions chez lui et qu il nous rachete le cheval ensuite. Il l a choisi pour nous, il a un temperament doux, sachant que nous ne sommes pas bons cavaliers, il a d ailleurs eu du mal a se decider car c est celui que montent les enfants. c est une belle attention de sa part, nous lui faisons confiance pour ce cheval ,ce ne sera pas une vieille carne. Donc voila , a force de negociations,a force de lui envoyer de belles energies.... et grace a notre interprete, nous avons reussi a convaincre ce gros nounours de mongol. Il nous aporte le cheval apres demain.

Nous sommes confiants tant sur le materiel que nous avons chine depuis ulaan Baatar, comme l achat de la selle Russe, etriers mongols, feutre.... et autre petit materiels sur le marche de Narran Dull,....... ou encore fabrique ici comme les entraves de chaines a cadenas pour eviter les vols de nuit. Le temps est avec nous , ciel bleu... Donc ca y est samedi nous auront le cheval, a nous les plaines !

 



Publié à 08:33, le 1/8/2008, Mongolie
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Semaine 1: En remontant la Tsetserleg

Samedi 13 septembre
depart de tsetserleg

*Bata* si c est bien son nom, l eleveur, est bien la avec notre cheval. Nous faisons connaissance un moment puis arnachons les saccoches sur la selle . Le mongol tient a nous accompagner jusqu a la Tamir a quelques km de la . Enfin sortis de la ville il nous arrete pour qu on discute. Avec ses gestes et ses mots il nous fait comprendre que finalement < nous partons a 3 avec le cheval... nous allons loin mais nous ne reviendrons qu a 2 > s il s en separe aujourd hui c est trop dificile pour lui de le retrouver ensuite < Niet> ... c est fini. Ces gens la ont un air dur mais un regard plein d emotion. Il nous repete de nombreuses fois avec ce meme grand geste de la main posee sur le coeur puis balayant le vent < vous 3 - partez la bas- revenez vous 2- cheval fini >

Il nous fait comprendre a quel prix nous pourrons le revendre, refais ce geste pour nous dire < maintenant il est a vous ne me le ramenez pas> . Il se penche, attrape une touffe de crin de la queue du cheval , l arrache, l enroule et glisse ce souvenir dans sa chemise. Nous sert une forte poigne avec un profond regard et s en va.

Voila ce cheval qu on baptisera Pile-poil est maintenant entre nos mains. Nous ne realisons pas encore.

Nous nous eloignons de la ville. Apres 3h de marche nous rejoignons une riviere qu apres avoir longe nous adoptons pour poser le campement. c est un endroit parfait sur un petit ilot avec une bonne herbe pour Pile poil. Ce soir pas la musique des Night Club de la ville, simplement le coulis de l eau... Nous posons un filet dans la riviere en esperant avoir du poisson pour demain matin , nous nous installons aupres du feu pour preparer notre soupe du soir. Nous regardons notre cheval, il est magnifique.

 

Premier contact avec une femme rigolotte qui nous salue d un grand Sain bain uu de l autre rive. on arrive a discuter et rigoler malgre l ecart des langues et la riviere qui nous separe.

Les paysages d automne sont ceux de yakari ou de danses avec les loups et tous ces camps de yourtes pourraient etre des tipis. a etre dans ces paysages finalement on realise un reve de gosses.

 

 

Dimanche 14 septembre,
en longeant la tamir !

Au matin: 3 poissons dans le filet ( de petites truites ) ... on les fait griller sur le feu pour le petit dej avec le the.

Les entraves du cheval ont bien tenues , on avait un peu peur de cela... et il n a pas trop emmele sa longe dans la souche d arbre. Avant de partir , Un petit vieux nous aborde avec un large sourire et nous aide a monter les saccoches ( elles sont lourdes, nous avons du mal a les monter a deux, il faudra trouver un autre systeme et aussi racourcir les sangles pour plus de stabilite ).

Matinee de marche eprouvante: traversee de troupeaux de boeufs en serrant les fesses, passages en sous bois, multiples ruisseaux et premiere grosse riviere a traverser pied nuds.... les saccoches glissent , il faut les remettre en place souvent ... etc .

Nous ferons une pause en pleine steppe bien appreciee avant de repartir l apres midi . ( photo pil poil, dessous )

Le soir nous camperons pres de deux camps de nomades avec un super paturage pour pil poil !..... plus tard , un de nos voisin viens nous rendre visite interompant son activite, ils rabattait chevres et moutons pres du campement. Nous arriverons a echanger quelques mots, et il se laissera dessiner par Sonia avec grand plaisir.

 

 


 

 

Lundi: Grosse grosse journee de marche !

 

Reveil frilleux,... il a gele cette nuit ( en temoigne notre bouteille d eau devenu glacon ), il est 8h00 et la temperature est encore negative.... du coup, on sort le bonnet, les gants, et la triple epaisseur de pulls !

Mauvaise nouvelle, les entraves on casse cette nuit il faudra les reparer pour ce soir et remettre un nouveau cadenas.

Avant de prendre la route, Nicolas monte pilpoil pour la 1 ere fois, juste le temps de se rechauffer !

Ce cheval est super, nous n arretons pas de nous le dire! Il accepte les saccoches sans trop de difficulte meme s il faut s y reprendre a plusieurs fois ( c est normal, il n est pas encore habitue au bat ) ... il suit bien a la longe, se debrouille bien avec la longue corde de 12 metres , mieux, il se laisse monter et entraver facillement.... Que du bonheur... Nous avons vraiment de la chance d avoir trouve ce cheval... beaucoup de touristes font le choix d en louer a des agences de voyage et se retrouvent en general avec des chevaux peu volontaire et dans un piteux etat (des carnes nous dira stephane rencontre a UB )

Grosse journee de marche donc aujourd hui,... avec un passage sur un pont emprunte par des vehicules ( il faudra a plusieurs reprises calmer, rassurer pilpoil peu habitue au bitume et au bruit des moteurs ).

Nous passons un village discretement sur le cote evitant de trop se montrer ( les vols de chevaux sont frequents en mongolie, en temoigne quantite de recits de voyages )...

Nous quittons la Tamir pour retrouver une plus petite riviere ,... la Tsetserleg, que l on longera sur plus de 100 kms .

Pause agreable a midi l ocasion de faire une petite sieste sous les arbres ( dessin ci-dessous )

Apres midi de marche tres dure dans la steppe immense , il fait chaud, le soleil nous brule le visage et nous nous sommes trop eloignes de la riviere principale en suivant quelques bras secondaires.... il nous faut donc continuer imperativement jusqu a un point d eau et un paturage acceptable.

Nous finissons par retrouver la riviere et un coin magnifique pour bivouaquer ! On se detend, on trempe les pieds dans l eau en compagnie de quelques chevres, on se fait un feu pour cuire la soupe tant attendue, pil poil broute une belle herbe verte et croquante,... il y a une tres belle lumiere ce soir...... bref tout le monde est heureux !

 

Mardi 16 septembre, 4eme jour............. Le vol du cheval.

Apres une soiree superbe avec un repas et un endroit parfait, nous nous reveillons avec un doute au ventre apres quelques bruits entendus dans la nuit. Le doute est certifie en quelques secondes: Non..... Ou est le cheval ?

Habillage en quatrieme vitesse pour aller verifier l etat de la longe. Elle est intacte. Contrairement a ce qu on a pu lire dans certains recits, les mongols connaissent tres bien l usage du mousqueton. Pile poil a ete vole... au quatrieme jour...

Nous sommes effondres et haineux. Nous etions prevenus, ... neanmoins comment peut on imaginer , dans un pays ou les chevaux sont les plus libres, qu il y ai tant de vols. Les quelques personnes qui nous ont vu avec le cheval sont les eleveurs de la plaine traversee hier. On mange leur nourriture, on se fait a leur mode de vie ( nomadisme et cheval) et voila comme on est remercie ! Apres tout ce qu on a mis dans ce parcours : l achat et la fabrication du materiel, la preparation du trajet, l achat du cheval. Tant de volonte et d energie pour se faire prendre la cle du voyage au bout de 4 jours ! C est lamentable.

Nous regardons la plaine en esperant l apercevoir dans un troupeau. Ce serait trop beau et de tous les recits de voyage lus: un cheval vole est un cheval perdu ! definitivement! Et si c etait hier soir et que les bruits de galop et de pas que nous avons cru entendre hier confirment nos doutes, ils peuvent etre deja tres loin. On ne peut meme pas s en vouloir d avoir lesine sur les entraves hier soir. C est trop injuste. et quelle lecon a tirer d une injustice ? Si il y a lecon a tirer ? En tous cas nous ne pensions la mongolie qu ainsi et ca ne peut s arreter la. Pas de Jeep ou de trek avec un guide sur un parcours a touristes. Que faire? Apres un the nous nous ressaisissons, colereux mais determines : Nous allons allers voir aux yourtes voisines et tenter d acheter un cheval.

A la yourte la plus proche, nous interrompons deux vieilles mongoles dans la traite des yacks. Avec quelques mots et des dessins, nous mettons le temps, mais nous finissons par nous faire comprendre. Une fois a l interieur devant un bol de the, elles veulent bien nous emmener voir l eleveur d a cote pour un cheval. c est trop dommage, c etait lui le cheval ideal... Nous allons replier la tente et ramener toutes nos affaires a leur campement pour plus de surete ( on a deja un cheval vole, les affaires ce serait le pompon ! )

Nous regardons toujours au loin avec le reve que ce cheval, seul a l ecart dun troupeau, soit le notre. Arrive au camp de yourtes, nous voyons ce cheval se rapprocher. il est bien noir, la criniere courte avec un licol rouge. Nous jettons les affaires par terre, les larmes aux yeux on courre. Cest bien lui !!

Le fils de la famille a compris et monte son cheval pour rabattre Pile poil qui, effraye, s enfuit au galop. Apres 5 bonnes minutes de course il l attrappe. C est incroyable de retrouver un cheval vole ! La ou il etait ce ne peut etre que des eleveurs proches voire ceux d a cote, peut etre s est il enfui de la ou on l avait emmene ? On imagine tellement de senarios possibles. On ne saura jamais ce qui s est rellement passe et quelle nuit il aura pu vivre. En tous cas, une heure plus tard c est avec lui que nous repartons. Il y a bien une justice et nous devrons redoubler de vigilence. la voila la lecon. Ca ne pouvait se faire sans lui.

Nous ne ferons qu une petite apres midi de marche puisque nous trouvons un bivouac isole dans un sous bois. Moment de detente pour nous remettre de nos emotions du matin ( nous avons encore du mal a realiser ce qui s est passe et cela renforce notre lien avec le cheval ) Nous en profiterons aussi pour reparer les entraves et arranger les saccoches.

 

Mercredi / Jeudi : toujours plus loin vers le le fond de la vallee

Nous continuons donc tous les trois s enfoncant toujours plus loin dans la valle de la Tsetserleg. Succession de paysages grandioses qui changent au fur et a mesure que nous avancons !

Pour les passages des rivieres, l idee nous est venu d utiliser nos tongues restee pour lors au fond des saccoches.... cela n empechera pas le froid ( dommage ) mais soulagera nos pieds au contact des cailloux !

Depuis le vol du cheval, nous sommes plus sur nos gardes, et analysons chaque situation douteuse, ce qui ne nous empeche pas de faire des rencontres et de passer par des camps de ger, mais dans l ensemble nous restons vigilant, precautionneux surtout pendant la nuit !




Passage dans une famille Nomade...... ! Quiproquo: On mettra un certain temps a comprendre , mais finalement , Oui, ils voulaient bien nous vendre un Mouton ( Royn ) en Entier ! pour 80 000 tgs !...... tous ca parce que nous avions tente une discution sur le betail .

 

Plus tard dans la journee , nous ferons une pause en contrebas d un plateau donnant sur la valle.... Un endroit magnifique propice a se detendre un moment, dejeuner , ( brouter pour certains ), laver quelques fringues, etc...



 

Jeudi:

Deux bonnes nouvelles ce matin,.... la 1ere qui nous sorti de notre sommeil, c est un enorme troupeaux de chevaux qui viendra au galop s abreuver a la riviere a quelques pas de notre tente. La 2eme, celle de trouver dans le filet, Une truite de belle taille qui fera notre dejeuner !

 

L apres midi nous traverserons de belles plaines dorees arrosees par la riviere, donnant aux eleveurs une terre propice a de grands troupeaux............. c est ainsi qu en fin de soiree nous emprunterons une piste de pres d 1 km en plein milieu de Yacks et autres gros boeufs cornus. Personne ne bronche, on avance, ne faisant ni bruit ni gestes brusques.... les muscles se tendent juste parfois lorsqu un gros male a decide de s avancer pour nous renifler un bon coup !!!!!!

 

En chemin aujourd hui, une chanson nous est venu.... ( le debut de celle ci en dessin ! ) sur l air de elle descend de la montagne a cheval, ou si tu veux etre mon copain frappe dans tes mains !

Elle deviendra la chanson du voyage avec une autre ( leve la jambe, vla qu sa rentre... leve la cuisse... )

 

 

 

Passage a Burd Bag,.... hameau de quelques baraques et regroupement de yourte dans le creux d une valle etroite. On s y arretera un moment chez des fabricant de Ger, le temps d une bollee d Airac et de quelques croquis pour Sonia.

 

 

Vendredi 19 oct. Au fin fond de la vallee

Nous posons le camp au pied des montagnes, au fond de la vallee. A la veille de passer un col, nous avons cherche pature et eau pour se recharger avant une tres longue journee d ascension et d apres la carte, sans eau. C est ce qui nous inquiete le plus. Nous devrons peut etre marcher 6h pour redescendre le soir a une riviere, sachant que chaque jour nous peinons deja a la 4eme heure, surtout le cheval.

Cet apres midi nous ne marcherons pas: moment pour se ressourcer, broutter, ecrire ou peindre. tout le monde en a bien besoins. Depuis le vol, nos nuits n ont pas tellement changees. Nous nous reveillons facilement au moindre bruits suspect ou au contraire au silence trop pesant ( vas y pile poil, broutte, pete, souffle fais quelque chose et je me rendormirais rasurre(e). le cheval lui est plus proche de nous, il a besoins de savoir ou nous sommes et hennit quand on s eloigne trop du camp. Le matin il est content de nous voir sortit de la tente et nous accueuille de grognements. Il se fait aux calins. Dailleurs quand on le caresse et qu on repart il nous suit, on pourrait quasiment se ballader sans longe. ( ah qu est ce qu on se marre )

En approchant du fond de cette vallee, les habitants les plus recules sont plus burines et particulierement marques par l alcool. C est un fleau qu on remarque de plus en plus et partout . Nous nous etonnions de ne pas voir de bouteilles de vodka dans les yourtes... mais nous les avons bien vite rencontrees vides parsemant la steppe.

Dans une epicerie avant notre camp, nous assistons a une scene violente. A peine une femme a elle ouvert pour nous son epicerie qu un homme a cheval accourre, effraye Pile poil, fais tomber une moto et tente de rentrer a cheval dans la boutique. La femme le connaissant doit le repousser a force de claques, de projections de pierres, de cartons sur son cheval pour qu il fuit. Il est saoul et veut de la vodka. Nous reussissons enfin a entrer, Nicolas reste dehors pour surveiller et rassurer Pile poil. L homme reussis a rentrer. La femme se voit obligee, apres avoir tente de parler, de le frapper a nouveau d une claque violente puis elle sort une bouteille de verre prete a la lui ecraser sur la tete mais il capitule et sort. Elle ferme derriere lui.

Les femmes doivent aussi souffrir de cela, on voit qu elle est allee contre elle meme de devoir faire preuve d une telle violence. C est dur de la voir ainsi, essoufflee, destabilisee mais un sourire et elle passes a autre chose.

Nous avons aussi la visite de celui que nous appelleront le clodo de la vallee. Croyant avoir une apres midi de solitude et de repos, il viendra a trois reprises nous squatter, nous devrons meme faire mine d aller nous coucher ( a 5h de l apres-midi ) pour attendre qu il veuille bien partir, obliges de le regarder s eloigner jusqu au bout car quand on se retourne il s arrete. Il est un peu fou et n a pas l air mechant mais il est un peu trop curieux. Croyant pouvoir passer une nuit tranquille nous allons a nouveau devoir nous mefier.

La nuit tombee, a peine endormis, deux motos deboulent. Grosse frayeur, Pile poil s emballe et casse ses entraves. Ce sont deux jeunes un peu brutes et emmeches mais Nicolas sort en vitesse et opte pour un comportement amical. Ils s assoient, fument une cigarette. Sonia ne bouge pas de la tente ni ne parle pour qu ils n entendent pas que c est la voix d une femme. Finalement ils ne restent pas longtemps car ils cherchent de l alcool et nous n avons que de l eau.

Bonne nuit les petits !!!

 

 

 

 

 



Publié à 07:52, le 1/8/2008, Mongolie
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semaine 2 : Dans les montagnes de l Hangayn Nuruu

samedi : Passage du col de Manhau uul

Reveille par un meuglement... un enorme taureau marche vers le cheval qui dans la nuit s est emelle autour d un buissons. il ne lui reste que 50cm de longe mobile. il gratte le sol pour s en depetrer. le taureau finalement boit a la riviere, passe juste a cote du cheval et de la tente, on arrete de respirer et laissons passer la bete. ouf...

 

grosse journee. montes du col en 1h , ... pil poil est super et grimpe a vive allure . craquage ( mauvaise nuit) la veille tout montait en pression. arrives en haut du col: etat d euphorie, de relachement ! ca y est on change de vallee, de paysages. au 8eme jour on a passe une grosse epreuve, un cap.

Descente victorieuse et recompensee par un paysage grandiose, On trouvera meme en contrebas un petit point d eau pour le cheval .

 

Finalement plus nous avancons plus la vallee est interminable, desolee, arride . nous marchons 4h sans gros arret sur une piste de chantier avec un vent de face permanent digne de celui de la cote sauvage un jour de tempete, avec en prime des nuages de poussieres.

 

 

Le vent ne cesse pas, mais nous finissons par trouver un coin habrite dans le creux d une colline pour une pause carotte et gateaux obligatoire .

Les Nuages menacants de la journee s eloignent peu a peu laissant la place a quelques percees du soleil. Pil poil s improvise alors top modele pour une seance photo sous cette lumiere magnifique.

 


Mais, il faut continuer, nous avons absolument besoin de trouver de l eau pour le cheval ce soir. d apres la carte, nous devrions rejoindre un bras de riviere a moins de 5 km...... alors Zouh, c est reparti !

 

Nous finirons par trouver un petit coin tranquille a l abris sous de grands sapins. La riviere est bien la, dans le creux de la montagne, elle n est pas encore tres large mais c est elle, alimentee par de nombreux ruisseaux secondaires qui deviendra dans quelques Km : L Orkhon. Voila , tous le monde est content, on va pouvoir se reposer de cette longue journee de marche qui avait commence de l autre cote des montagnes tout la bah ! Mais 30 minutes plus tard... loupe... un minibus s arrete pres de notre bivouac........... il en sort un groupe de blanc-Becs, deux Ukreniens, un Moldave, et un Russe. Pas de repos ce soir, puisque nous passerons la soiree avec eux ,....... ils nous invitent a leur barbecue Mouton-Vodka. Hmmmmmmm de la viande grillee, on en revait, un peu moins de la vodka a volonte. Ce fut une tres bonne soiree, de lachage alcoolise .

 

Dimanche: L OURS

C est l automne , le ciel est bouche, dommage l endroit est magnifique. il fait froid. reveil dans la nuit pour debloquer pile poil et eteindre le feu de joie que les Ruskov ont laisse derriere eux ( ainsi qu une bouteille de biere que Peter nous a pose a l entree de la tente)

Gueule de bois quand meme, petit dej au coin du feu et re-dodo. ...... dur dur. On finira tout de meme par opter pour une petite apres midi de marche,...... Envie de bouger d ici, d avancer, de voir autre chose ......

Et c est quelques Kms plus en avant que nous apercevons pres de la riviere a 50 metres de nous , un Yack solitaire . Pil poil le remarque aussi, le renifle ... et soudain prend peur. C est a ce moment que sonia dit: Nico, c est pas un Yack, c est un Ours !!!

Moment de panique, On y regarde bien.... c est bien un enorme Ours qui nous regarde la devant ! ... Le coeur s emballe, Il faut partir d ici au plus vite, Le cheval a peur, il est tetanise, ne veut plus avancer . On le tire de toutes nos forces, et detallons a grand pas fuillant cet endroit au plus vite. l Ours nous regarde nous eloigner, il ne bouge pas dun centimetre ... OUF.

 

On marchera vite apres cet episode la, pour s eloigner au plus vite d ici. On regarde autour de nous, l endroit est sauvage, il n y a pas ame qui vive,... pas de camps de yourte,... On comprend alors mieux la presence de cet Ours Ici.

Nous monterons notre Bivouac a quelques 2 ou 3 kms de cette rencontre, pas trop rassures tout de meme surtout qu il y a comme une grotte dans la montagne de l autre cote de la riviere et un Yack mort gisant dans l eau juste a cote !!!! hem hem, on fait quoi la ?

 

Lundi: Au coeur de l Hangayn Nuruu !

Il fait tres froid ce matin encore, Nous cherchons le soleil pour se rechauffer un moment car la tente est a l ombre de la montagne. Dorenavant, nous ferons plus attention quand a l emplacement du bivouac,... il est bon d avoir le soleil du matin sur la tente dans la mesure du possible.

On leve le camp en vitesse pousses par le froid et a la pensee de la presence fraiche de l ours dans les parrages !

En debut de matinee, un chien nous accompagnera . ( photo ci desous : tout le monde s abreuve au ruisseau avant le depart ).

Le chien nous menera finalement jusqua chez lui: un petit campement de nomades ayant quelques chevres et Yacks .

Nous passerons un tres agreable moment avec eux. On Boit l Airagc ( lait de jument fermente ) : les Mongols en font une consommation importante durant l ete, certains en avalent meme des litres par jour oubliant ainsi de se nourrir d aliments solides. Sont gout est fort et piquant ( comparable a un kefir de lait trop fermente )... mais on s y fait vite. Toutes les yourtes ont leur baril d Airag a l interieur, c est reellement quelque chose de culturel ici, au meme titre que le tchai en Inde, et il n y a pas de visite d une yourte sans un bol de ce fameux liquide blanc offert aux invites.

Durant notre visite chez eux nous en profitons pour les questionner sur l Ours que nous avons apercu hier . Le chef de famille nous montre une carte illustree de la faune local et nous affirme qu il n y a pas d Ours dans le secteur ! Nous aquiescont pas tres convaincu de l info etant sur de ce que nous avons vu de nos yeux hier !

Nous repartons un peu plus tard apres une petite demonstration des saccoches de bat et surtout du pic en tir bouchon pour attacher le cheval,.... ils trouvent l objet amusant et tres utile .

 

Passage de riviere en Tongues ( ces meme tongues que nous avons eu tant de mal a trouver a Pekin mais qui finalement nous sont d une grande aide pour les passages de riviere et en plus elles sont bien moins encombrante que des bottes ... ). attention, la mode de l hiver prochain est lancee par Nico: bonnet en poil de yack, parfait port de chaussure a l epaule, notre mannequin nous presente une coupe du jean tres pres du mollet ( muscles attention )ainsi qu un assortiment tres pertinent de la sangle jaune des tongues au bonnet.il est pas beau l Gadjo?

 

Un peu plus tard, nous passons pres d un camps ou deux jeunes filles s activait a regrouper juments et poulains. Elle nous invite a l interieur d une grande Yourte bien tenue regorgeant de biblos chinois en tout genre ! Nous n echangerons que tres peu de mots avec nos deux maitresses de maison, mais au final, lorsque nous resortons, c est avec le ventre encore un peu plus plein de lait fermente !

 

lInterieur de la Yourte, avec ses meubles traditionnels est composes le plus souvent de deux lits places a l Est et a L ouest,... l entree etant toujours placee au sud et l autel au nord. Au centre, exactement sous le puit lumineux se trouve le poel, element indispensable et sacree au yeux des Mongols .

 

Belle journee pleine de rencontres toutes aussi agreables qui ne se termineront par celle d un tcheque: Kamoul. C est un cyclo touriste qui s etait arrete la on nous avions decider de camper ( une clairiere feerique de sapins aux epines jaunes traverses par les rayons du soir)

Finalement Kamoul decide de rester camper avec nous, nous passons une bonne soiree,heureux de rencontrer un etranger qui ne bois pas et avec qui nous pouvons discuter longuement. C est un chouette personnage. A notre etonnement il adore le fromage( la brique) dont les mongols nous font regulierement cadeau. Resultat c est a notre tour de lui en faire cadeau... Il en mange 5 sous nos yeux comme des bonbons. Like lemon il nous declarera ! quoi un gout de citron ? hum... si tu manges du citron moisi peut etre oui ... !

 

Mardi et mercredi. beaucoup d activites.

Reveille des que le soleil a pointe ses rayons sur la tente, ce qui bouscule un peu notre tcheque plus abitue aux graces matinees. Nous preparons notre depart sous l oeil observateur de Kamoul ,..... c est toujours le meme rituel de remballage ... ( tente, duvet, fringues, vaisselle... il faut reseller le cheval, preparer les saccoches ... etc )

Kamoul, etudit encore une derniere fois nos cartes et nous nous quitons, .... lui enfourche son VTT et remonte la riviere alors que nous la descendons, ....

Belle matinee de marche dans des paysages magnifique, melant colines douces, sous bois , riviere. Nous decidons d ailleur de prendre notre temps tellement le coin est beau.

. Nous nous arretons a midi. Un vent terrible s installe et durera toute la soiree. Cela ne nous empeche pas de nous activer,de s installer, poser un filet etc. Nous profitons de l apres midi pour un petit travail de bourelier en reparant des sangles des saccoches, ainsi que se faire une lessive et une fraiche toilette (ils nous arrive efectivement de nous laver , eh oui ).

La riviere abonde de poissons, ... nous posons le fillet et guetons :en moins d une heure, 7 poissons !!! On retire le filet pour ne pas etre en surplus de nourriture ( une phrase pareille ferait baver les pecheurs... haah ). voila un bon repas et une bonne nuit d assures.

En fin d apres midi, la temperature baisse rapidement, le vent lui reste toujours aussi fort, on voit apparaitre au loin au dessus des montagnes, des nuages de neige qui balaient les cimes. serais ce le Zud anonciateur des premiers grands froids que nous redoutons.

 

jeudi 25. les chutes de l Orhon

Au petit matin: belle lumiere sur les montagnes d en face, le ciel est clair et le soleil nous rechauffe ... les nuages de neige d hier soir ont disparu pendant la nuit !

Depart vers 10 heures, il fait encore tres froid, la temperature a bien chuttee.

Nous aurons dans la matinee quelques passages de rivieres, parfois jusqu aux genoux. Les Yacks eux, imperturbables, nous regardent traverser .

L Orkhon se divisant de plus en plus en plusieurs bras assez larges, nous devons la traverser trop souvent. La plaine est tellement plate que nous ne pouvons rien anticiper, et nos cartes au 1/500000 ne sont pas assez precises . Est-ce qu en traversant ce bras nous serons coince par un autre plus tard ou pas ? Tel est la question . Alors tous les 500 m on dechausse et on fait trempette dans l eau glacee .

En milieu de journee , le paysage change . Nous marchons alors en surplomb d un canyon de pierres noires volcaniques ou des troupeaux s eparpillent en contrebas . Tous ces animaux sont comme des taches dans l herbe jaune.

A propos de Yacks, nous en croisons beaucoup de differents ce matin. Ils ressemblent etrangement a notre fameux Ours d avant hier...... Ils sont marrons, poilus, depourvus de cornes, avec de petites oreilles, .... bref, ... a 50 metres, les pattes dans la riviere,... on les prendrait facilement pour des ours 。Nous comprenons alors que nous avons flippe pour rien et que cet ours n etait ni plus ni moins qu un simple yacks solitaire....... hic .

Nous prenons une autre direction de biais pour rejoindre un petit village et se ravitailler. Nous n avons plus grand chose a manger, et nous esperons toujours une bonne viande grillee . Nico y va avec deux autres mongols, a 3 sur leur petite moto 125 . Moins qu un village, C est plus un regroupement de yourthes d une cinquantaine d habitants. sera t il possible de trouver quelques gateaux, des bonbons, des boites ou du pain ?? Niet Niet. il n y a rien ici, juste quelques petites choses a grignoter qui dureront le temps de trouver la ville suivante. C est tout de meme dommage car nous esperions l eviter.

Un vieux mongol sympathique nous accompagne un petit temps de cette pause. Sonia en profites pour monter pile poil ( qui a envie de tout sauf d avancer).

 

Nous arrivons aux chutes de l Orhon en fin d apres midi ! Le site vaut un petit arret photo.

Il y a trop de monde ici pour camper. C est etrange de trouver un site touristique avec ce qui l accompagne ici. ( panneaux de parking, barrieres, minibus...) c est totalement decale avec ce que nous venons de vivre pendant ces deux semaines. Nous aimerions descendre dans les gorges qui encadrent les chutes mais c est impossible avec le cheval. Nous continuons donc en hauteur sur le plateau en recherche d un point d eau accessible pour pil poil .

Nous avons beaucoup marche aujourd hui , mais nous poussons encore jusqu a un endroit isole mais tant pis pour l eau. L endroit est un plateau rocheux qui surplombe une superbe clairiere. Nico se tentera une mission eau en jouant les equilibristes sur des roches mobiles pour descendre jusqu a la riviere. Mission accomplie, nous pouvons nous faire une bonne soupe de nouille.

La soiree sera mouvementee entre la visite d une centaine de biquettes bien curieuses ( au moment de la sacrosainte chineese Noudle-soup ) ainsi qu une prise de chevaux dans les roches par leurs eleveurs pour en isoler le meneur. La scene durera jusqua la tombee de la nuit ou le cheval en question, attache a un arbre, se debat avec violence.

vendredi 26 : Allons chercher a manger dans cette bonne vieille ville d Hall Town :

Il a fait tres froid cette nuit comme nous l indique notre thermometre habituel, ( la bouteille d eau a notre tete, dans la tente est toute gelee ).

Aujourd hui est une grosse etape. l Objectif: traverser la plaine de l Orhon dans sa partie la plus large pour atteindre la ville a 20 Km. Nous devons faire le plein de vivre pour les 10 prochains jours. Nous suivrons les montagnes puis nous nous enfoncerons vers le centre de la vallee en suivant des poteaux electriques made in Russia qui nous meneront a la ville. Sachant qu ils sont chacuns espaces de 50m,.... le calcul est vite fait . C est inhabituel pour nous de pouvoir jauger la marche qu il nous reste a faire. Nous avancons peniblement en suivant cette ligne,... Il fait une chaleur ecrasante et Pile poil fait sa tete de mule.

ce qui est derriere ...

ce qui nous attend...

Une fois arrives, aux portes de la ville , l un reste avec le cheval et l autre va chercher une epicerie: Soupes de nouilles, chocolat, boite de macro, pain, ail, oignons,...... Le soir, on se regale aupres du feu, eloignes de la ville. ( oh l orgie) Au passage, 80/100 de ce que nous trouvons est perime d au moins quatres mois... ( chez eux c est peut etre l indice d un bon gout fermente a la mongole ). Serieusement, on n est toujours pas malade donc pas d inquietude a ce sujet, il suffit de ne pas etre trop regardant la dessus sinon on n achete rien.

petite visite habituelle du soir, cette fois ci de deux jeunes ramenant leur troupeau de yack.

oh et puis quelques chevres pour changer ... ( comme par hasard toujours au moment du diner )

samedi 27: les marecages !

Nous nous sommes bien restaure hier soir, nous avons bien dormi,........ Aujourd hui nous devons retrouver le bras principale de L Orkhon a 15 ou 20 kms. En le suivant, nous sommes surs d avoir de l eau tous les jours jusqu a Harorin.

Toutes la matinnee de marche sera rythmee par des alles et retours, des detours,.... pour eviter le plus possible de traverser des marecages,....... : action perilleuse sur un tel sol, avec un cheval portant 50kg ajoutes a son poids. C est comme marcher sur un flan pret a craquer. genial, on ne l avait pas encore experimente, le coup des marecage !

Quelle etrange sensation que de voir et sentir le sol bouger sous nos pieds. Ajoutez a cela le scouitch scouitch du bruit d une chaussette pleine d eau dans des bottes: voici le son que font les pas du cheval en pressant la terre de son jus. Il n aime pas du tout , surtout lorsqu il s enfonce jusqu aux chevilles, mais ce fameux pile poil est vaillant ! Il nous offre meme un belle scene de saut apres un long moment de patience .

Le soir, nous finirons par retrouver un cours d eau agreable pres de quelques camps de Nomades,.... d apres eux, nous ne sommes plus tres loin de la riviere principale..... donc nous y serons normalement demain matin .

Nous posons la tente, et attachons pil poil a sa longue corde pour qu il puisse brouter tranquilement. Le site est vraiment tres joli, avec une vue imprenable sur les montagnes d en face. Une bonne soiree en perspective !

 



Publié à 07:30, le 1/8/2008, Mongolie
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Semaine 3 : En descendant LOrkhon

Dimanche: Oh oui la bonne viande Grillee !

Ce matin au moment de remballer les affaires, nous avons la visite d un homme et son fils arrivant a moto, ils habitent les yourtes les plus proches. Apres une petite discussion, nous lui demandons s il a de la viande a nous vendre. il acquiesce et nous fixons alors un prix. Il embarque donc Nico sur sa moto pour l emmener chez lui. Pendant ce temps Sonia continue le remballage, engage le garcon pour le pliage des duvets,.... les fermetures l amusent. Il se prete aussi au jeu lorsqu elle lui propose de le dessiner. Il est un peu gene mais finalement assez fier, et c est tres applique qu il ecrit son prenom au bas du dessin: Gambaire

Un peu plus tard, Nico reviens avec une belle epaule de mouton, a qualifourchon sur la moto. Il l aura paye un prix raisonnable ainsi que deux bons bols d Airak, quoi de plus normal. Un deuxieme enfant s approche curieux de notre campement, a crue sur son petit cheval et nous guette du haut d une butte.

En rangeant les affaires nous remarquons que le piquet d attache du cheval a ete tordu, et sacrement tordu. Impossible que ce soit le cheval, ce ne peut etre qu un homme avec une sacre force ou avec un baton qui aura voulu le tirer de terre verticalement . Il ne connaissait surement pas le principe du tire bouchon et heureusement pour nous. quand meme, ces tentatives de vol ne finissent jamais ?

Avant de reprendre le depart, nous passerons un long moment tous les 3 allonges dans l herbe a savourer ce dimanche matin ensoleille. Un moment pour se raprocher, se faire des calins et gratouilles !

 

Dans la matinee, nous marcherons raisonnablement, avec un large detour pour trouver un gue et passer de l autre cote de la riviere principale.

 

 

Nous voici donc sur la rive nord de L Orkhon. Toutes la journee, en bons carnivores, nous ne penserons qu a une seule chose: le barbecue qui nous attend... VIANDE ... Nous nous installerons pour le bivouac dans un petit canyon, regorgeant de l herbe preferee de Pile poil ( Il s echine d ailleurs a brouter la petite herbe seche qui entoure les touffes a notre grande incomprehension...) peu importe, nous, on s attaque au gigot qu on devorera finalement jusqu a l os.On savoure chaque bouchees grillees et juteuse.... c est un vrai moment de plaisir! De vrais hommes de cromagnons ! tant pis pour ce soir, nous mangerons des lentilles.

 

Lundi:

Deux poissons dans le fillet ce matin, dont une belle truite que l on gardera pour ce soir !

On retrouve encore une fois de plus les entraves du cheval cassees. La nuit fut agitee, beaucoup de vent, et surtout, un troupeau de chevaux a traverse notre clairiere.... ce qui a agite notre pil poil.

Aujourd hui, bonne journee de marche dans une steppe desertique caillouteuse .... l horizon est infini,... le paysage defile tout doucement, on croirait les montagnes figee au fur et a mesure que nous avencons.....

Nous ne croiserons presque personne cette journee, si ce n est quelques troupeaux de Moutons.

Le bivouac du soir se fera sur un ilot boise,.... (les seuls arbres que l on verra de la journee)... ET tellement precieux, par ce qu ils representent avec parfois la bouse de Yacks notre seul combustible pour faire le feu et donc la popote tant attendue.

Ce soir ce sera soupe et truite grille....!

19h00, la nuit tombe ,... il est temps d aller poser les entraves et faire un bisou a Pilpoil avant d aller se blotir sous la tente .

 

Mardi:

Journee de marche longue et monotomne a l image de celle d hier,... On avance on avance, toujours en suivant cette fameuse riviere qui doit nous mener a Harorin, ville ou s acheve notre periple. la vallee est large et desertique....

Pil poil fait un peu sa tete de mule pour avancer aujourd hui,ce qui nous oblige a nous facher parfois..... mais cela ne dure jamais, et au final, ces coups de geule nous rapproche encore plus.

Une pose en contrebas du canyon nous donnera l occasion d observer quelques Yacks de passage. Avant nous etions plus mefiants.... desormais nous les laissons evoluer autour de nous plus facilement, surveillant tout de meme du coin de l oeil les gros males cornus dominants. Ils sont en regle general plus placides que les boeufs, il y a donc moins a craindre d eux..... ce sont vraiment des betes fabuleuses a observer,.... et leur meuglement caracteristique nous fait vraiment beaucoup rire. ( croisement entre Choubakah et un Ours)..... Hummrrrrrr

Mercredi: Tournee des Yourtes

La plaine que nous foulons depuis deux jours laisse peu a peu sa place a un large plateau qu il nous faut monter sur une piste carossable. L occasion de se prendre la poussiere des vehicules de temps a autre ....

 

La vallee se ressere,... des collines puis des montagnes se dessinent autour de nous.

Il y a aussi plus de campements de nomades, ce qui nous pousse a aller aux portes des yourtes demander un bout de viande de mouton. La comunication est toujours tres dure.... et il faut un certain temps avant qu ils comprennent que ces deux vagabons et leur unique cheval ( qui ne les porte meme pas ) desirent par dessus tout, un bon gros morceau de viande fraiche a faire griller !

Nous visiterons toutes les yourtes sur notre chemin, et a chaque fois en ressortirons bredouilles, mais avec toujours une bonne portion d Airag dans l Bidon ! Nous ne perdons pas espoir, mais on commence a lorgner le gigot des moutons que nous croisons... ( pauvre petite bete ! ) la viande nous monte un peu a la tete,... on en a l eau a la bouche.

Et c est en fin de journee, alors que nous sommes completement cannes, que la providence ( Une mere, sa fille et sa petite ) nous ouvres la porte d une Yourte-Cuisine.

Et quelques instants plus tard, couteau bien en main, la jeune femmes nous decoupe un beau gigot de 4 kgs a meme la bete fraichement abattue . Quelle veine, quand on pense que chez beaucoup de Nomades,... il n y a que quelques morceaux de vieille viande noircie finissant de se dessecher dans une large gamelle .

Pendant la decoupe de la viande , la grand mere papouille sa petite fille en faisant mine de lui manger les joues, elle est gaga,... la petite rigole, ca les amuse toutes les deux. partout au monde les grands parents sont tous les memes avec leurs petits enfants.

Apres cette halte,... nous marcherons encore un peu a la recherche d un bivouac. La nuit va bientot tomber, un vent souffle de plus en plus fort , le ciel se couvre, la pluie menace ! On monte la tente a la va-vite,.... recherchons du bois et de la bouses seche pour allumer un feu. quelques minutes plus tard,.... nous voici sous un arbuste recroquevilles sur nous meme a faire griller quelques bouts de viande...... Nous sommes en pleine tempete, mais on se regale quand meme,..... et c est la le principal,... par ce que lorsqu on a le ventre plein.... on dort bien !

Jeudi: Matin givre

La tempete a dure toute la nuit,....... le vent violent et la pluie givrante n a pas eu raison de notre bonne vieille tente, ... mais c est toute gelee et durcie comme du carton que nous la retrouvons le lendemain matin.

C est un matin merveilleux,...... le ciel est d un bleu pale,... le soleil fait ressortir la brillance du gel qui a recouvert la vegetation. Il y a Une sorte de lumiere etheree transparente sur les colline environnante..... c est vraiment un spectacle magnifique,...... on voudrait que la nature se fige ainsi pour toujours,.... mais deja le vert de l herbe refait surface, la pellicule brillante va bientot fondre sous les rayons du soleil.

 

Apres nous etre rechauffe les mains contre la toison noire de pil poil, on leve le camp et quittons ces lieux, aussi beaux soient ils.

Nous longerons la riviere toute la journee,... elle sera desormais notre guide jusqua la fin du periple. La FIN,.... nous y pensons d ailleurs de plus en plus,.... et ca fait mal au bide..... on est bien ici, on aime cette vie dans la nature, avancer, marcher, trouver un coin ou dormir, pecher, faire du feu.... etc etc... et en meme temps on a envie de plus de confort,... on reve d une bonne douche chaude, de s assoire dans un resto et de se faire servir un plat....

Mais ce qui nous mine le plus, c est d avoir a quitter pilpoil,..... plus on avance, plus on se rapproche de ce jour, et plus cela est dur a consevoir. On sais depuis le debut qu il va faloir le revendre,.... mais on n avais pas imagine s attacher au temps a ce ptit pere ( comme on l appelle parfois ). bref, c est dur , alors on prefere pour le moment ne pas trop y penser mais profitons encore plus de chaques moments passes avec lui.

Tres souvent pendant la pause de midi, notre cher compagnon aime se rouler par terre .... cette fois ci il se retrouvera alors avec la selle au niveau du ventre.

Apres cette pause dejeuner, nous repartons. quittons le plateau herbeux et son panorama, pour les contrebas de la vallee.

La valle se resserre, et nous nous retrouvons bientot entoures par les montagnes, On croise quelques eleveurs et leurs troupeaux, le plus souvent Yacks et moutons.

C est vraiment impressionant de les observer deplacer tout ce betail. Petits et grands chevauchent leur monture debout sur les etriers avec toujours la meme abilite.Ils brandissent L Urga ( grande perche surmontee d un lasso ) et se lancent a la poursuite d une bete pour l isoler du reste du troupeau.

Nous arreterons notre journee de marche pres d un petit bois au bord de la riviere . Le coin est tres joli, l herbe est au gout du cheval, il y a du bois.... tous est reuni pour que l on passe la nuit ici.

Cette fin d apres midi, chacun vaquera a ses occupations favorite .

La peche au filet pour Nicoji.....

Le dessin pour Sonia.....

 

Vendredi:

D apres la topographie des montagnes, les courbes de la riviere ... nous ne devrions plus etre tres loin d Harorin (dans la plaine de Karakorum). si nous nous situons bien sur la 1 ere carte, en marchant bien aujourd hui, on devrait arriver demain.

Nous ferons donc ce jour ci, une bonne marche de 5 heures... avec un arret grillade de mouton a la mi journee.

En fin d apres midi, nous marcherons avec quelques biquettes...... Sonia s improvise Bergere l espace d un moment. Pili pili....... pili pili !

Un peu plus loin, nous faisons la rencontre de la veritable Bergere. C est une femme forte et souriante qui descent de son cheval pour nous saluer. Comme pour chaque rencontre nous avons le plus grand mal a communiquer,... Elle, debite des paroles en Mongols incomprehensible. Et nous, puisons dans la dixaine de mots de vocabulaire que nous avons ainsi que le gestuel.

Une femme rayonante de simplicite !

 

Samedi: Arrive a Harorin.

Apres un petit dej un peu trop riche (tartines,chocolat fondu et chocos Russe MegaCreme)..... nous partons pour une matinee de marche le long de la riviere.

A midi nous atteignons les abords de la ville d Harorin.

Voila, c est la fin du voyage,... la boucle est bouclee en 3 semaines,.... exactement ce que nous avions prevu ! Nous avons ainsi parcouru quelques 350 kms a travers steppes et montagnes de l Arkhangai.

Ont fait un arret pres des quartiers de yourtes, moment pour feter la victoire avec une bonne biere Valstar Mongol.... et faire une sieste ensuite.

 

Apres avoir fait des coursses dans une superette de la ville, nous repartons vers un bivouac pour la nuit un peu eloigne des habitations. Demain nous avons prevu d aller visiter le monastere d Erdene Zuu au sud est de la ville.

 

Dimanche: Monastere d Erdene Zuu

Reveille par une dixaines de jeeps, qui, on ne sera pas pourquoi ont decide de se regrouper non loin de notre tente pour une reunion .Il y en aura meme une qui manquera de justesse de percuter Pilpoil.

Nous quittons ces lieux en colere contre ces rustre de mongols.... direction le monastere y trouver le calme.

Les abords de la ville sont calmes,.... nous passons tour a tour pres de batiments desertes, centrales electriques... etc.

Et c est en milieu de journee que nous arrivons au Monastere d Erdene Zuu. Nous decidons d aller visiter ce lieux pour remercier les Dieux de nous avoir offert cette experience, nous avoir guide et protege.

Erdene Zuu est un monastere Boudiste du 16 eme siecle. L enceinte comprenais a l epoque qnantitee de temples different. Malheureusement, l ensemble a ete en grande partie rase au XXeme siecle par les sovietiques tout comme 80/100 des autres lieux sacres de Mongolie.

Il reste tout de meme quelques batiments de style chinois ainsi que le Monastere qui habrite encore quelques moines.

Merci Ptit chval, On t aime fort !

 

Le soir on retournera pres du bivouac de la veille, par ce qu on est sur d y trouver la riviere.... et puis on avais repere quelques camps nomades susceptibles de racheter Pil poil.En plus c est dans une belle petite vallee.

tel sera notre objectif de demain: se separer de lui. C est a contre coeur, on en a les larmes aux yeux lorsqu on y pense trop, mais il faut bien s y resoudre,... notre route s arrete ici, ... nos chemins se separent.

Si seulement on pouvait continuer la route ensemble.... si seulement on pouvait le ramener avec nous !.... c est trop dur.

Dans la soiree notre fidele destrier se roulera comme toujours dans la terre et en ressortira... tout marron. Pour sa peine, il va finir tague, zebre, tribalise, a meme le poil, dans la poussiere ! le tout agremente d un petit jeu de tamtam, et lui... comme d habitude... il broute, imperturbable...

Lundi: Allons te vendre au plus offrant !

Une derniere fois, Nico monte pil poil a cru ( depuis quelques jours il aime bien l emener boire a la riviere de cette facon ).

Aujourd hui, il nous faut te vendre,... on se fait une raison, aussi dur soit il,.... il faut nous separer de toi.

Alors, c est parti, faisons la tournee des yourthe avoisinantes.

On visitera plusieurs camps .... A chaques fois, on y croit.... le coin nous conviens, ils y a d autres chevaux, l herbes est convenable, le cadre est sympatique,... bref,...il pourrais etre bien ici. mais c est toujours Niet Niet, allez demmander un peu plus haut a l eleveur la bas!

Au final, ... a la fin de la journee, nous n aurons pas reussis a vendre le cheval.... meme apres plusieurs negociations, et en aillant descendu le prix a 200 000 Tgs ( avec la selle ).

Nous decidons de passer la nuit, dans la plaine..... et tant pis, nous irons demain a la ville tenter notre chance !

Mardi: Il a neige.

.... le vent glace de Siberie a souffle toute la nuit, et la tente cette fois ci n a pas tenu,.... et c est epuise par cette tempete nocturne que nous voyons le jour se lever sur les environs. le spectacle est magnifique, mais le froid est terrible,... Voila, ca y est, l hiver est arrive, il a neige sur les hauteurs.

Pil poil nous appelle a sortir de la tente pour le retrouver.

Nous sortons en vitesse,.... plions nos affaires a la va-vite, et decampons d ici au plus vite..... la tete rentree dans nos echarpes,frigorifies ...nous filons vers la ville....

Quelques instants plus tard, Un homme nous fais signe en faisant tourner la manche de sa Dell autour de la tete. Bizarement , il ne monte pas de cheval,... nous le prenons tout d abord pour un alcoolo. Il semble venir d un des camp que nous avons visite hier.... Il devalle la coilline et nous rejoins pres d la riviere.

Apres un moment, nous comprenons qu il desire nous acheter le cheval.... Nous sommes ravis, et acceptons son offre aussi basse soit elle.

Nous l accompagnons a la ville a ce que nous pensons tout d abord etre la banque ou il est sense retirer l argent,.... mais au lieu de cela , c est avec un gendarme qu il revient.... nous sommes en fait au commissariat.

Voila un vrai beau quiproquos a la Mongole !!!


Pensent ils que nous avons vole le cheval ?

Qu il est perdu ?................ nous ne comprenons rien! !

Le flic, prend en photo la marque au fer que le cheval a sur la cuisse.... et c est au poste que nous nous retrouvons tous bientot !!! Genial !

Tout quiproquos a son issue:

ce petit tour au commissariat permettra a l eleveur de faire reconnaitre ce cheval comme etant le sien et de le ficher en cas de vol surement. En ressortant du poste de police, papiers en mains pour l eleveur, le cheval est dorenavant le sien, nous lui retirons les saccoches. Nous disons au revoir a pile poil de quelques caresses. Lui, comprend il ce qui se passe ? se rendra t il compte que son maitre a change ? se souviendra t il ?

c est accroche a la barriere d un commissariat que nous le laissons et nous eloignons , les saccoches sur le dos. Nous n avions pas imagine l adieu ainsi.

Nous trouvons tout pres une guest house de yourthes pour poser les affaires. Nous sommes completement decconnectes, quel atterrissage. Il faut nous refaire a la ville. Sentation etrange de marcher sans avoir dans la main une longe avec le cheval au bout, de ne plus rythmer notre pas sur le sien. Nous nous sentons plus vide que leger. c est la premiere fois depuis trois semaines que nous marchons sans avoir de but, de rocher d arbre ou de riviere a atteindre.

Le soir nous apprecions tout de meme de dormir dams une youthe. Bien qu en pleine ville, c est une bonne transition. Nous avions envie de confort, mais finalement cette petite yourthe rend la retour moin radical : Pas de douche, un trou pour wc, chauffage et popotte au poele, s occuper du feu et apprecier son odeur..

 

Dans la nuit, apres de longues heures de baitailles de chiens, de passages de motos, de cris, un pesant silence s installe. L instant de auelaues secondes, c est troublant de retrouver la sensation de boule au ventre face au silence, d attendre un son, un signe du cheval comme une autorisation de se rendomir. Non, maintenant il n y a plus que nous. On realise... je peux me rendormir paiblement...tout ne depend plus que de nous... il est ailleurs dans la plaine, son avenir ne nous appartient plus.

La bonne chose est qu il n aura pas simplement ete ce cheval de bat comme ceux pour touristes dont c est la routine. Il nous aura apporte beaucoup mais reciproquement. Avant il avait toujours vecu dans sa plaine avec son troupeau. Nous lui avons apporte un mode de vie nouveau le temps de ces 3 semaines, un rythme, des epreuves nouvelles face auquelles il a parfaitement reagi malgre toutes les petites frayeurs qu il se faisait tout seul.

C est un gros regret de ne pas pouvoir rentrer en France avec lui. Mais c est aussi le respecter que de le remettre a son pays, son mode de vie, sa terre... Nous esperons, meme si nous le pensons, que l eleveur a qui nous l avons laisse fera autant preuve de respect que ce cheval le merite.

VA COMME LE VENT PILE POIL !!!

 

 



Publié à 06:18, le 1/8/2008, Mongolie
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derniers regards sur la mongolie.

 

 

 

Le lendemain de la vente du cheval, nous quittons Harorin avec un bus pour rejoindre Tsetserleg ou nous avions laisse quelques affaires.

A Tsetserleg, nous profitons d une belle soiree pour monter au temple qui nous offre un moment de tranquillite ainsi qu une belle vue sur la petite ville qui s eteint sous le regard protecteur d un immense Buddha.

 

Nous repartons ensuite Pour Ulaan Baatar ou nous passerons une semaine a regler nos dernieres affaires. Le retour a la ville est assez difficile, nous sommes nostalgiques des valles silencieuses et du Pile poil qui nous a permis de les traverser. Mais il est temps de passer a autre chose. Ulaan baatar... nous y avons mantenant nos reperesmais neanmoins, la ville est bruyante, sauvage, elle nous agresse et nous presse dans l envie de partir.

 

Nous quittons donc la Mongolie par le train. 28 heures dans le transmongolien, (avec une crise de collite pour Sonia ... sympa le voyage ! )

Le train est assez luxueux a notre etonnement. Nous ne sommes que 4 par compatiments.Nous partagerons donc notre wagon avec deux Suedoises, Sophie et Nina, tres sympahiques et assez discretes. Sophie que je me permettrai donc de croquer a la premiere heure du depart. Il faut avoir de quoi s occuper.

Nous deplorons tout de meme de ne pas croiser un seul Mongol dans les compartiments. Tous les etrangers sont concentres dans les memes voitures, un groupe melant plusieurs nationnalites entre autre des francais animent assez bruyamment le wagon, nous donnant l impression d etre en colonie. Cest un peu flipant de penser que notre image de voyageurs etrangers est vehiculee par ces gens la.

Au revoir le mouton, les mongols, la danse de l aigle... c etait pas toujours facile et a la fois inoubliable, on reviendra . Bref, en trois mots : Yougne , thrrrrhhhh, tsat!



Publié à 05:25, le 1/8/2008, Mongolie
Mots clefs : depart transmongolien


Beijing

*b*_______CHINE_______*b * Pekin nous revoila ! Nous revoici donc dans la capitale , retrouvant nos reperes des 5 jours passes avant la Mongolie. Le Beijing Lotus Hostel ou nous logeons se trouve dans un quartier de hutongs encadres de grandes avenues. Neanmoins nous y sommes au calme et le personnel toujours au petit soins, nous donne l impression d une famille. Tout le monde est toujours souriant, le dernier tube de Pekin resonne dans les lieux, les animaux se balladent paisiblement: Mimi, le nouveau chat, Le lapin parfois en liberte. En traversant la cour, si vous entendez un son de grelot se rapprocher a une vitesse eclair... ce ne peut etre que Toto , le petit monstre a tete de lion, qui, heureux de vous retrouver viendra vous chiquer tout ce qui traine.
 
         
                                      Bien que la ville ne nous soit pas meconnue, son immensite nous impressionne toujours. Les rues sont larges, les pistes cyclables aussi, dans certaines avenues les banderoles ou panneaux souvenirs des jeux olympiques jonchent les murs cachant ainsi la misere qu il y a derriere ,.... des immeubles poussent de partout, L architecture melange tres souvent l ancien et le nouveau parfois avec reussite comme la nouvelle gare de l ouest,.... les galeries marchandes s etendent sur 10 etages... tout est concu pour pousser a la consomation,.... le moindre espace de libre est utilise pour de la publicitee.
 
 

 
 
 


A Beijing, Le trafic est dense mais tres organise,.... les transports en communs sont tres bien adapte pour que les citadins puissent circuler du mieux possible. Ainsi, outre la disparition progressive du velo traditionnel pour celui electrique, les pekinois se deplacent principalement en metro, bus et taxi.
 

La ville est propre, etonnant contraste qui nous saute aux yeux apres la Mongolie. De nombreux agents de nettoyage s affairent en permanence, a velo, chariotte, a la pincette, au balai, ne serait ce que pour attraper un megot de cigarette, ne laissant pas a la poussiere le temps de toucher le sol. Des poubelles separant le recyclable et le tout venant se trouvent un peu partout. certainement que ce souci de proprete et de recyclage s est impose pour les jeux olympiques ? Beijing est aussi bien amenagee pour les transports en particulier pour les velos, c est dailleurs le premier moyen de locomotion que nous avions choisis pour decouvrir la ville , les distances a pied sont vite trop grande pour un petit pieton dans une capitale de cette envergure ( teste autant en grosse gaudillots sous 35 dedgres qu en tongs... bonjour les pieds !) On trouve des pistes cyclables et des feuxs speciaux presque partout, c est etonnament agreable de pouvoir circuler ainsi dans une ville. L ideal sont leurs velos electriques : silencieux, rapides, pratiques, ecologiques !
 
 
 
  Nourriture: Un dicton amusant dit: les chinois mangent tout ce qui a quatres pattes sauf peut etre les chaises et les tables . Notre Guide tibetain, nous le confirmera plus tard,... si le chinois etait un animal, ce serais un crocodile,.... lorsqu il observe la faune, il se demande en realite comment pourrait il bien preparer cet animal la ! Il rajoute: la ou nous Tibetains ne consommons que la viande provenant de gros animaux comme le yack ou le mouton nourrissant ainsi plusieurs familles et ne hotant la vie qu a un seul animal,..... les chinois eux sont friands de petites betes.... et il en faut ainsi en grande quantite pour ne nourrir qu un seul  homme! A mediter donc par tout les viandards !
 
  En effet la consommation de viande est en augmentation en Chine, ce qui n est pas sans consequences vu la densite demographique de cette nation. ...... tout y passe..... poulet, porc, boeuf, mouton, poisson et produit de la mer, .... servit en lamelle dans de larges gamelles,.... et plus souvent en brochettes dans la rue , a manger sur le pouce quand on a un ptit creux ! mais aussi plus rarement de petit animaux en brochettes comme la sauterelle, l hyppocampe, le grillon, le poulpe,..... etc , etc , la liste est longue !
   
  Pour repondre au mythe:  mange t on du chien et du chat en chine.... et bien oui,.... meme si c est bien moins courant. Nous aurons meme l occasion de voir un vehicule transportant du chat a la consommation !....   Bon appetit ! Notre choix en matiere de nourriture Chinoise est assez limitee. Bien que nous ayons  essaye quantite de plats, certains bons, mais beaucoup franchement ecoeurants ( on se souvient d une gargotte specialite tripe de porc ),...... nous nous rabattons desormais sur de simple soupes de nouilles toujours dans des restaurants disposant d un menu avec photos ( tres important ).  Nous mangeons beaucoup dans la rue, simple, rapide, pas cher : Brochettes de viande ou de fruits en tout genre ( delicieux ) , patisseries, fruits a coques .....  et aussi les Yahourts.....     
  Pour conclure: la cuisine chinoise, n a pas grand chose a voir avec celle qu on nous sert en occident ,....  exeptionnellement variee,...  on ne mange jamais la meme chose,.... et lorsqu arrive devant vous le plats commande,  c est toujours la surprise !
          La population: Les Chinois, en tous cas les Pekinois sont en general, par rapports aux etrangers tres sympatiques , souriants, agreables , serviables, respectueux,  et tout un tas d autres qualites, de savoir vivre et de civisme que nous autre, Europeens occidentaux, sommes bien loin de pouvoir egaler.   Malgres le fait que la Chine soit restee fermee aux etrangers et que tout echange culturel etait impossible durant des annees,....  Les chinois n en sont pas plus xenophobes pour autant,.... au contraire il sont du genre curieux et amuses nous concernant. Ils sont, contrairement aux idees recues, tres ouverts aux autres . Le seul probleme c est qu ils ne parlent pas Anglais du tout, ce qui est tres souvent un frein a l echange avec eux,...  mais beaucoup se donnent du mal pour arriver a comprendre et nous aider du mieux qu il peuvent.  C est  vraiment touchant.           Une des autre caracteristique culturelle insolite des Chinois, et peut etre tout particulierement des Pekinois, c est leur passion pour les oiseaux et les criquets. C est vraiment tres amusant de voir se rassembler quelques papys, cage a oiseaux a la main dans les parcs et les squares de la ville, ou encore sur les marches,  lorsqu un amateur d insecte tend son oreille au dessus de chaque boite a criquets du vendeur pour en ecouter precisement le son.               

Les quartiers :

Il y en a enormement a Pekin, tous sont differents....  Entre les quartiers anciens de hutong restaures ou encore dans leur jus,...  les parcs, les squares, les avenues commercantes toutes modernes , leurs blocs de 10 etages,..... entre l imense place  Tian An men, la citee interdite, le palais d ete, les differentes tours et portes de la ville,  le lac qinhai et ses bars branches.....  les tours HLM et les minis villes quelles enferment,...

On a de quoi se demander parfois si l on toujours bien dans la meme ville. Chacun de ces quartiers a son ambiance qui lui est propre !

 

 La citee interdite ( ancienne residences des Empereurs )

Ci dessous, la porte de la paix celeste qui en est l entree principale avec au dessus le fameux portrait en peinture de Mao !

 

  Quartier de Quianmen, On se croirait a Disneyland,...   tout fut rase et reconstruit a neuf respectant en partie ce qui fut detruit.  Les boutiques ne sont pas encore ouvertes, les travaux sont en cours,...  un Tramway sera bientot  en fonctionnement.....   tout cela annonce clairement le desir d en faire les champs elises de Beijing ! On y passera une soiree a faire des photos nocturne !         Serie de flou,....  Sonia Pause !                     Fillette dans ses penses sur un passage cloute !             Les Parcs :
  Sur les 3 semaines  que l on passera a Beijing , nous aurons l occasion d aller nous ballader dans quelques parcs de la ville ou des environs.
  Le parc de benhai par exemple en plein centre de Pekin a proximite de la citee interdite,.....  quelques hectars de nature entoures d un immence lac .
   pause devant un des bassin couvert de lotus :
   
 
  Les collines parfumees, a quelques kilometre a l ouest de la ville, sont le rendez-nous familial des pekinois pour se retrouver le Dimanche et  fuir un moment la pollution. Rendez-vous sportif aussi puisque plus qu une coline il sagit en fait d une vraie montagne. Et pour en ateindre le sommet et ainsi entre-apercevoir Pekin a travers sont smog de pollution, il faut suer durant toute la montee. 
   
  Ce parc, est surtout  repute pour le feuillage rouge vif des erables qu on peut admirer a l automne .........
 
 Notre visite est un peut trop tot dans le saison pour le feuillage d automne mais la foret est magnifiques, les arbres immenses,  ....  une journee bol d air donc , bien appreciable pour couper un peu avec la ville !
 
 
Tous ces parcs sont tres bien tenus et fortement frequentes pour toutes sortes activites physique ou meditative le matin comme le Tai chi. Il arrive aussi qu on trouve, au coin d un batiment, un groupe de musiciens repetant un morceau d opera chinois si repute. De vrais lieux de calme, d echanges et de communaute.

 




Publié à 12:00, le 1/7/2008, Pékin
Mots clefs : Pekin


PINGYAO

 

C est apres une longue nuit de train, serre comme des sardines au milieu d une cohue de chinois transpirant leur soupe de nouille liophylisee que nous arrivons a Pingyao.

Carricature de nos voisins chinois ( dans le train ) par Sonia  !

Il est 4h00 du matin  mais deja taxis et autre rabateurs d hotels s activent autour de la petite gare. Nous passons notre chemin facillement non sans avoir tout de meme accepte respectueusement quelques cartes d invitation .Le centre historique de Pingyao se trouve seulement a 15 minutes de marche et c est d autant plus fabuleux car c est progressivement que nous verrons apparaitre la puissante muraille a travers la brume epaisse .

 

Nous longeons Les remparts, lieu de RDV quotidien des vieillard venus faire leur Tai chi, et tout de suite apres nous arrivons devant une arche monumentale. La passer nous plonge immediatement hors du temps.  Rien a voir avec les vieux quartiers de Hutongs de Pekin,...  non ici nous penetrons veritablement dans la chine ancienne .

Quadrillage de petites ruelles pavees, vieilles demeures en briques d epoque, minuscules recoins et cours interieures ou s entassent des vieilleries, du bric a brac ... 

C est le debut du jour, la citee se reveille, les petites echoppes ouvrent leurs portes, les gens sortent de chez eux, les velos et vehicules electriques se croisent a toute allure. cette agitation matinale anime les ruelles de la vieille ville sans pour autant lui enlever son caractere medieval.  Au contraire, ce contraste est interessant,... c est un curieux melange d ancien et de nouveau.

 

 

 

 

Pingyao est en quelque sorte une miraculee puisqu elle manqua de peu de se faire entierement raser comme ce fut le cas pour une quantite d autre villes de chine durant la revolution culturelle. Depuis elle est un peu devenue une ville musee frequentee par le tourisme mais elle n en a par pour autant perdu son caractere unique.

Nous trouvons une petite chambre  mignonne pres de la tour du marche, puis allons arpenter plus en profondeur les environs.

le soir, la citee s allume....  offrant quelques plans photos.

 

Le lendemain, Nous faisons le choix de louer des velos et de nous rendre a quelques kilometres au sud visiter Shuanglin Si, un ensemble de temples et son monastere.

nous ne regreterons pas d avoir pedales sous la pluie pour y arriver......   ce site est d une richesse incroyable... pas etonnant qu il fut classe par l unesco en meme temps que Pingyao !

Des celestes centaines de sculptures peintes, certaines sont imposantes comme celles avant le premier hall: les 4 gardiens des rois celestes. 

  

Malgre le fait que ces sculptures soient pour certaines endomnagees par le temps, beaucoups sont juste patinee et poussiereuses leur donnant dans l obscurites des salle une dimmention presque reelle.

   

Nous passerons notre matinee ici dans les differents halls eblouis par la beaute, le calme et le sacre de ces lieux.....   et surtout peut etre pour la qualite du travail des artistes sculpteur et decorateurs de l epoque.

L apres midi, apres une platree de nouilles, on renfourche nos petits velo pour retourner a Pingyao,.....    et avant de les restituer a la ptite dame nous en profitons pour arpenter les ruelles de la citee a fond les ballons, la tete dans l Guidon !!!

 

On se perd facilement dans ce gigantesque labyrinthe de ruelles et c est justement la l interet,....   c est au hasard des menu-recoins, ruelles et impasses que se dissimulent les plus beaux tresors !  de toutes petites echopes de galettes, ou bien des coures interieures de maisons familliales. Celle de la famille Wang par exemple que nous aurons l ocasion de visiter guides par la maitresse de maison.

Elle nous presentera quelques chambres traditionelle toutes disposant d un Kang ( plateforme en brique et terre parcourue par un systeme de tuyauteries ou circule de l eau chaude en hiver, souvent devenu lit pour la nuit). Notre chambre en possede un identique....  c est tres agreable .

 D ailleur la nuit tombe, il est temps de rendre nos velos et reganer nos penates dans ce charmant hotel... le Jing Jing Lou

Nous partons demain, retour a la capitale......   c etait chouette de venir fouiller les vieux paves de cette  Pingyao.

 

petite anecdote de sonia avant le depart

Pendant que Nico prend  une derniere photo de la vieille citee, je me fais arreter par un vieux monsieur qui me demande, dans un anglais impeccable, " d ou venez vous ?-/- faguo, de france "  il me sort alors un classeurs. Comme tout touriste mefiant de se faire embarquer dans une arnaque, j ai ce reflexe idiot de jeter les yeux au ciel, mais neanmoins je suis prete a l ecouter. Il sort une carte postale du Taj mahal qu il a recu il y a peu d un couple de francais. Il aimerait que je la lui traduise. Je suis un peu honteuse de la reaction que j ai eu quelques secondes avant.

La situation est amusante: un moment de lecture d une carte a ce petit pere chinois, en plein milieu de la rue, des velos et de l agitation matinale. Il suit ma lecture la bouche entrouverte comme un enfant attentif. Je commence:
"Si vous lisez cette lettre c est que vous venez de faire la rencontre de Mr Liu"  Il se pointe du doigt frenetiquement les sourcils releves, avec un grand sourire de  fierte " ah bah oui c est moi ca " "... le meilleur guide de Pingyao" Emu et a la fois surpris par ce compliment il sourit cette fois plus humblement avec un regard plonge vers l interieur " Avec lui vous pourrez decouvrir aussi bien l histoire que la vie et les habitudes des habitants de cette ville... nous avons meme assistes a notre premiere messe en chinois. (Par cette rencontre) vous etes chanceux. Nous souhaitons chance et bonheur a Mr Liu."

Le petit bonhomme sourit comme un enfant face a son cadeau de noel. Il est tres touche et c est dans la meme emotion, les yeux brillants, qu il me remercie profondemment et me souhaite de la chance dans ma vie, formule qui, pour les chinois, plus qu une simple forme de politesse, pese son poid. Je lui retournes mes voeux et nous nous quittons le sourire aux levres.

Parce que j ai ete francaise dans cette ville chinoise,  j ai pu faire un cadeau simple, gratuit et precieux a un petit bonhomme aujourd hui. La vie est bien faite. 

c est une belle journee qui commence, et nous nous appretons a quitter la ville.

Dans le bus qui nous  ramene a Pekin, on nous passe deux films: Le premier est un vieux film de 3h a la Sissi l imperatrice sur les deboires de l immigration d une famille bourgeoise en Russie pendant la guerre contre la france Napoleonienne. Passionnant ! .... Le second : Les chevaliers du ciel  avec Benoit Maginel. Mais ou est ce qu ils vont pecher leur videotheque de bus ?? C est plutot drole de revoir des tetes de Francais, peau rose, longs nez et mentons d effrontes, ainsi que notre nouveau cinema francais dans la veine de Taxi avec ses plans americains a tout va . Le plus Poilant  est quand meme d entendre nos acteurs doubles en chinois " mei shen me ? wo she nie de gege ma ? ayawayanianiaaaa " ah il est beaucoup moins seduisant notre petit Maginel a miauler comme un chat !!

 

 

 



Publié à 11:57, le 1/7/2008, Pingyao
Mots clefs : Pingyao


Chengde

Apres quatre heures de train, nous sommes attrape par une femme nous emmenant a son hotel qui s averait etre celui ou nous comptions loger sous les conseils du bon vieux routard. A notre etonnement c est un grand hotel, comptoir dore et  ascenseur.. . le plus luxueux jusqu a ce moment du voyage, mais a un prix tres resonnable. hoho a nous le luxe d une savonette et de la brosse a dent offerte. Une television nous fera decouvrir les medias chinois, leur petit monde reveur de serie heroiques ou romantiques ainsi que d innombrables publicites sur des medicaments chimiques ( qu ils commence a consomer autant que les occidentaux au detriment de la medecine traditionnelle ) ou encore pour les soupes chinoises en sachets. Tout un monde qui les influence enormement. ( manipe mediatique quand tu nous tiens ) !

 

Nous partons le premiers jour visiter le Budala Gong, un temple bouddhiste construit a l image du Potala de Lhassa en dimensions reduites. La facade est d ailleurs un veritable trompe l oeil ou une majorite des fenetres ne sont  que peintes. Une fois dans  son enceinte, nous passons des portes a travers les jardins jusqua la partie principale du temple. Nous y decouvrons une collection incroyable de tankas immenses. Mais ces oeuvres, bien que splendides,  perdent leur charme derriere des vitrines. nous sommes finalement plus captives par l architecture, la diversite et la complexite des decorations et des couleurs qui ornent le temple du sol au plafond. Tout est fait d association de bleu turkoise et de bleu nuit, de rouge terre , de vert emeraude et de jaune d or, de dore et de blanc. La terre le ciel, la compassion et le pouvoir, des contrastes qui se rencontrent sous toutes les formes et les couleurs pour le plus grand plaisir des yeux.

    

Chengde est connue pour avoir ete la residence d Ete des empereurs de la dynastie Ming. A l entree de la ville se trouve l immense parc imperial ou se trouve le palais et diverses habitations  pour toute la famille royale ainsi que d autres constructions pour le bon plaisir esthetique de l empereur, 72 en tout.

  

 

Nous y resterons la journee pour pleinement en profiter,  explorer les moindres recoins de cette mini citee, faire le tour des differents lac et a l occasion rencontrer des animaux eleves dans ce parc, eh oui on a retrouve bambi !

. 

 

 

 

Une grande partie du parc est entouree par une muraille qu on peut escalader, parfois des pentes tres raides. C est un avant gout de ce qui nous attend sur la muraille de Chine !!

 



Publié à 11:56, le 1/7/2008, Chengde
Mots clefs :


Sur le dos du dragon

 

Notre depart sur le mur des dix mille lis se fera de Jinshangling car nous desiront explorer une partie de la muraille moins visitee et moins restauree, quitte a avoir a tenter un peu d escalade.  La partie la plus frequentee ( Badaling ), toute belle toute propre a quelques kilometres de Beijing ,  peut se resumer a " une file d attente de metro parisien".  Quelle aventure !

Nous arrivons donc a Jingshanling depuis Chengde ou nous venons de passer deux journees   . En quelques minutes nous arrivons au pied de ce mur immense ressemblant a premiere vue a un chateau fort . Les quelques marches bien hautes pour un debut nous annoncent la couleur... on va en prendre plein les yeux , mais aussi ... plein les mollets.

  Nous sommes charges de nos sacs, soit 15 bons kilos de trop sur le dos qui nous demandent des arrets frequents. Rien de tel pour prendre le temps d admirer la vue sur ce collosse de pierre qui se dessine devant nous,  s etirant tel un reptile sur les collines, jusqu a l horizon !

     

Le chemin de pierre sur ces murs dessine des vagues de montees et de descentes suivant parfaitement la crete des montagnes. Peu a peu son etat se degrade mais reste dans l ensemble praticapble.  Nous nous arretons pique- niquer dans l apres midi a la huitieme tour , il parait qu il y en a une trentaine jusqu a Simatai. ...  la plupart le font dans la journee. Nous, petits malins que nous sommes, ne portons pas ce poids sur nos epaules pour rien !!! La haut , la dixieme tour nous nargue: nous dormirons sur son toit, dans nos duvets moelleux a meme la pierre, vive la jeunesse !!!

Le toit de cette tour qui abritait avant une piece pour les soldats est parfaitement plat et nous offre une vue imprenable sur le dragon de pierre, ce sera notre lit pour ce soir  avec en prime un balcon donnant sur 30 metres de vide ( rock and Roll )

  Le soleil se couche, colorant la pierre et noircissant les collines..

Petit cadeaux photo pour qui se reconnaitra ! ( Zomda on the great Wall )

Une nuit a la belle etoile sur la muraille de Chine apres un coucher de soleil grandiose... ( a conseiller a tous les romantiques... ca demande plus d effort que de se faire gondoler a Venise !!! )  Toute la nuit, entre deux sommeils, nous observons la voie lactee se deplacer. Nous n avions pas pris le temps de regarder le ciel depuis la Mongolie, en ville on oublie vite des choses aussi simple que ca.  

Le reveil est aussi delicieux que le lever de soleil.

 

La lumiere du petit matin est surrealiste,..... nous passerons un long moment a profiter de ce spectacle. Minutes apres minutes le paysage se devoile, les montagnes se dessinent plus nettement,
 
Apres avoir bien lezarde sous le soleil deja plus brillant nous plions bagages pour continuer notre route.
des le debut,  certains passages de tours sont assez corses, les marches sont immenses, on est souvent a quatre pattes pour grimper . Pauvres soldats qui devaient sillonner la muraille.
Entre deux montees, Pause Oblige on the top, avec vue panoramique sur les montagnes ! 
Cette partie de la muraille est plus sauvage,... moins restauree, peut etre plus ancienne aussi puisque nous decouvrons de vieilles inscriptions gravees dans les briques grisse de ce troncon. 
 On se sent tout petits, entoures de vide 

A l approche du site de Simatai. 
On aurait aime pouvoir biffurquer par un autre chemin dans les collines pour eviter de re-payer un tiquet d entree sur Simatai ou nous devrions sortir.  Mais bon, les missions indiana Jones avec nos sacs et le bon soleil qu il fait, on oublie. Qui sait , une fois sur des sentiers inconnus ,  le temps qu il nous faudra pour croiser un vehicule qui voudrait bien nous ramener a la ville la plus proche.
A Simatai, nous passons un grand pont de singe en ferraille pour rejoindre l autre rive du lac.
 Voila, c etait chouette de voir en vrai cette fameuse muraille de chine,  une belle experience de dormir sur un site aussi sauvage et grandiose,   d en profiter plus longuement qu une simple visite pour dire " on a vu, on est revenu"  mais bon, vous imaginez le bronx si tout le monde se le permettait sur la tour Eiffel ? En tous cas, on le conseille au bons grimpeurs ....  et le deconseillons aux gens pris de vertige, ....  
ceux-la iront a  Venise..... Clin d'oeil


Publié à 11:44, le 1/7/2008, Pékin
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TIBET

 

 zwlwz TIBET zwlwz

 

 

Nous avons choisi l option agence de voyage pour traverser le Tibet  par obligation,... L idee etait au depart de passer du temps a Lhassa et sa region  avant de rejoindre le nepal par la route . Mais il n est actuellement plus possible de voyager en automnomie sur cette partie du territoire chinois. L obligation etant de former un groupe d au moins deux personnes de meme nationalite, et de passer par une agence de voyage FIT agree par le gouvernement, permettant d obtenir un permis special TTB obligatoire pour circuler au Tibet..... et devinez quoi ? ca coute fort cher:  puisque nous sommes soumis d office a un guide ( 40 eur/jours )  et que le choix de l hebergement et du transports est dicte par l agence .... etc etc......  toutefois, nous nous entendrons avec l interlocutrice de l agence pour un sejour minimum ( train pekin-Lhassa,  2 jours dans la capitale, trajet en jeep jusqu a le frontiere nepalaise )....   c est malheureusement tout ce que nous pouvons nous permettre, ....   ce sera donc un passage eclair par le Tibet, bon gre mal gre.....   mais   Cela nous permettera tout de meme une continuite dans notre voyage tel que nous le souhaitions : par la voie terrestre.

Pekin-Lhassa :

C est en debut de soiree que nous prenons place a bord du train T27.  Cette ligne recemment achevee ( desormais la plus haute du monde puis ce que depassant les 5000 metres d altitude )... relie les deux capitales en seulement moins de 2 jours. ( on est loin des longs mois d errance a marcher dans le froid et la neige, deguise en mendiante comme le fit Alexandra David Neels au debut du siecle dernier ).

 Apres le barage des 3 vallees sur le Yangzi, cette nouvelle ligne ferroviaire est l un des autre grand chantier pharaonique realise par la Chine.  Si cela est  revelateur du gigantisme Chinois et de sa maitrise technologique, il sagit surtout d un veritable danger ecologique et humain a venir. 

Pour ne parler brievement que de ce train puisque c est precisement dans celui ci que nous sommes assis: Tout dabors, cette nouvelle ligne annonce l intrusion en masse du peuple Han ( chinois ) sur le territoire du Tibet,... cette colonisation est bien entendu fortement encouragee par le gouvernement qui entend ainsi assimiler encore plus le peuple Tibetain. Face a cette immigration, les Tibetains sont en passe de devenir minoritaires dans leurs pays, c est deja le cas a Lhassa.  Notons que en 1950 on recensait 6 millions de Tibetains,... on en compte a present a peine 2 millions !!!   Ceci risque de s accelerer puisque depuis 1991 est appliquee la regle de l enfant unique ...  la population deja  vieillissante,  tend a  l etre de plus en plus.

L autre consequences dramatique se situe sur le plan environnemental:    La chine ayant epuise ses propres ressources en bois, elle est en train de terminer d exploiter de facon anarchique les grandes forets du tibet restees jusqu alors preservees car difficiles d acces. La deforestation de la foret de kham par exemple, entreprise depuis les annees 50 est, il faut  le savoir,  un des poumon de notre planete ....          Sans parler des essais nucleaires, des dechets toxiques et radioactifs que la chine achemine sur ce territoire, sans parler de l exploitation miniaire des sols pulverisant ainsi des montagnes grace a  d importantes charges d explosifs.....  la liste est longue,...  on est en droit de se poser quelques questions............. et de demander des comptes a nos chers gouvernements qui apparemment preferent fermer les yeux la dessus laissant ainsi le geant Chinois faire n importe quoi sous pretexte qu il domine le commerce international.   Pour autant il est a preciser que les actions coloniales de la Chine envers le Tibet, qualifiables de barbares, sont tout a fait comparables a ce que la France et l Angleterre ont fait a leurs colonies il n y a encore pas si longtemps !!!  

Ceci etant vraiment important, nous ne voulions pas faire l impasse la dessus. Libre a chacun de se renseigner plus en detail sur ces questions !

Donc, oui, nous sommes  dans ce fameux train a destination de Lhassa,...  et finalement nous avons un peu du mal a realiser que nous arrivons demain  . Lhassa a toujours ete au yeux des occidentaux une ville mystere, une citee interdite, innaccessible et cachee,... et c est peut etre d ailleurs pour cette raison que nous avons du mal a realiser ou nous allons,....   arriver par le train tient presque d une farce. On repense aux recits de voyages d Alexandra David Neels, ou elle tient certains propos assez visionnaires, et pour autant, on se demande si elle y aurait bien cru.  Mais meme si c est sur les banquettes moelleuses d un train que nous nous y rendons, ...  Notre imaginaire n en est pas moins en ebullition et la pensee de se retrouver face au potala nous fait rever.

Dehors c est le blanc total, le froid polaire, la lumiere est aveuglante ....  nous avons l impression que le train glisse sur la banquise,.... nous regardons defiler les paysages la tete collee a la vitre,...  quelques animaux sauvages,...  une meute de loup detalants devant la locomotives.....

 Quelques heures avant d arriver, le paysage change, on voit apparaitre les premieres habitations traditionnelles, les premiers villages, les premiers  troupeaux de yacks et moutons....   nous avons l impression de retrouver la Mongolie.

 

Arrives en gare de Lhassa ( architecture chinoise moderne garde par une ribambelle de policiers )   nous sommes acceuillis par notre guide et notre chauffeur . A notre grand soulagement, Tano est un jeune guide Tibetain qui nous fera tout de suite bonne impression.  Nous grimpons dans la jeep de Mr Wu direction notre Hotel a proximite de la face nord du Potala. 

Apres nous avoir donne RDV pour le lendemain matin, Tano nous laisse libre. Nous ne nous attarderons pas bien longtemps dans notre chambre aussi luxueuse soit elle , preferant tout de suite sortir decouvrir les environs. nous ne sommes qu a deux pas du potala. et l envie d en faire le tour est irresistible.  Tout dabord la premiere impression est : whouah, quelle merveille, quel edifice, .... nous sommes impressionnes par le cote massif de ce palais perche sur son socle rocheux.  Le Potala est la devant nous imposant, tout illumine dans la nuit noire.

 

Nous en faisons le tour par la gauche comme il se doit, respectant ainsi la regle de circumenbulation Boudhiste. La nuit est calme, il n y a que tres peu de badauds, la ville s est endormie, il n y a que les foyers des stuppas a consumer le reste du genevrier laisse a bruler par les dernier pelerins. Cette fumee nous embaume de cette fameuse odeure  de pin . Nous terminerons notre marche les yeux rives sur le Potala, incontestablement le joyaux architectural et culturel du tibet.

1er jour a Lhassa:

Nous retrouvons Tano au petit matin pour une visite de la vieille ville. Nous faisons connaissance le questionnant sur lui, la ville, les Tibetains... Nous passons par le parc du potala, Des miliers de moulins a priere ornent l enceinte des stuppas et sont sollicites de gestes de la main dans un grincement permanent. La foi des tibetains est boulversante, celle des pelerins en tous cas,  tres forte donne envie d y croire.   

 

 Tout en bavardant,  Nous continuons vers les quartiers de la ville moderne Chinoise toute de beton, de neons et de pancartes pulicitaires ( royaume de la consommation a outrance ).  Nous evoquons avec Tano les recents soulevements  du printemps dernier desirant pallier au manque total d informations que nous avons pu avoir en occident.  Un rapide regard vers les trop jeunes militaires Chinois partout presents dans la ville temoigne de la tension encore presente qu il regne ici.

Le  Jokhang:  lieu de vie, lieu de priere !

  

Nous arrivons un peu plus tard dans la vieille ville, sur la place du Jokhang...  le sanctuaire le plus ancien et venere du Tibet. Tano nous donne rdv en debut d apres midi pour la visite du Potala, nous laissant ainsi seuls decouvrir ces lieux. Nous emboitons tout de suite le pas aux colonnes de pelerins. Tous, en font le tour, recitant des prieres, egrainant leur chapelet, ou faisant tourner les moulins , d autres s allongent a terre en murmurant Om mani padme Hum.....   toute cette animation  nourrit  encore plus l atmosphere deja sacree de ce lieu. 

 

 

Durant cette matinees a deambuler autour du temple nous nous sentirons vraiment bien parmi ses gens. Le regards, le sourire , la simplicite et la devotion des pelerins nous touchera profondement..........

Le sourire complice des vieillards marchants a nos cotes en dit long sur le temperament paisible et amuse de ces gens envers nous ( rares touristes ici present a Lhassa ) !  la barbe de 3 mois de Nicolas suscitera bien des rires amuses de la part des dames... !  On aimerais les avoir toutes comme mamie !

Nous retrouvons notre compere Guide comme prevu dans une gargotte, apres un the au beurre et quelques Momos ( raviolis de viande de Yack cuit a la vapeur )  ,...    direction le potala.    

 A notre entree dans la cour nous questionnons Tano sur le symbolisme des couleurs dans la religion Bouddhiste. ce blanc eblouissant recouvrant toute stuppa, habitation tibetaine ou temple est celui de la compassion, principe fondamentale de la religion bouddhiste. Le rouge brun ornant le sommet , les bordures de toit de tout edifice ce situe justement a cet endroit car il represente le pouvoir mais pas au sens d une domination, plus comme une force,  tout comme le jaune d or.

 
Nous montons les premieres marches avec peine, l altitude est de 3800 metres a lhassa et cela se fait sentir dans l effort et nous n avons pas encore eu le temps de nous y faire.
Tout de ce temple-palais degage l immensite. Le blanc par sa lumiere agrandit lui aussi l espace .
 Voici une des entrees.
 
 

Nous commencons la visite par la cour du palais blanc. Du haut de sa tour, le Dalai Lama observait des seances de danses et chants traditionnels donnes en bas dans la  cour exterieur.  C est si grand et tellement lumineux ! On se sent comme observe par le ciel. 
 
 
 
 
 
Par contraste, toutes les pieces du Dalai lama de meditation, de priere, que nous traversont ensuite degagent une forte atmorphere d intimite. On aurait presque envie...  de  chuchotter. Elles rayonnent toutes de jaune, d or, de lumiere tamisee. Elles sont chargees d ornements, de tissus brodes splendides bien que vieillissants. Le bois, les sols, les rampes sont patinees des allees et venue des moines faisant vivre autrefois ce temple. C est une mine de tresors dans chaque recoins, sur chaque murs. Un vrai musee !!! malheureusement c est ce qu il est devenu, Seulement 70 moines y vivent encore mais comme employes. Pour autant cet ediffice deploie toujours une forte impression de sacre que les pelerins,  qui sillonnent chaque jour son enceinte, continuent de faire vivre.
Nous terminons la visite de ce labyrinthe des merveilles de la culture bouddhiste. Nous avons du mal a assimiler toute les contes et legendes que Tano nous a raconte ainsi que toutes les oeuvres que nos yeux on parcouru.....   Jamais autant de peintures murales aussi fines et au format aussi demesure nous avaient ete donnees de voir dans un meme lieu.
 Nous sortons du palais ,  Face nord du temple: nous manquons de glisser sur des residus de neige invisibles sur les marches peintes. En sortant, la discussion avec Tano est plus amicale, nous echangeons sur nos diverses opinions concernant la religion, les choix de vie, la vie sociale tibeto- chinoise etc... il se livre peu a peu. Nous sommes heureux et chanceux d etre tombes sur lui comme guide.
 
 
Deuxieme jour:
 
Pris par le mal d altitude, le manque d air de notre chambre durant la nuit,... nous perdons malheureusement une matinee a rester allonges dans la chambre d hotel.  l apres midi, nous visitons le temple du Djoh Khan.
 

 

 

Il est 14h et une lumiere doree perce la salle principale , touchant le visage de quelques moines buvant un the, entoures des vestes bordeaux posees sur chaque place,  comme gardant la priere du matin laissee par leurs hotes.  Comme le Potala, ce temple renferme des merveilles artistiques de sculptures mais surtout de peintures.

 

Tous les murs sont couverts de fresques travaillees dans des details minutieux dignes des miniatures persannes, relatant des histoires, des scenes de vie tibetaines ou des legendes de la religion bouddhiste. Notre guide nous arrete dailleurs face a une de ces fresque relatant la legende de ce temple.

Lors de leur mariage, l empereur Songtsen Gampo recu de son epouse une immense statue de Buddha. Un jour cette statue s adressa a lui et lui dit ainsi : " je vais lancer mon index dans les airs. La ou il retombera, tu battiras un tempe pour m honorer. Plus tard et plus loin, au milieu d un lac, naquit une stuppa. Le roi prit donc ce signe comme celui du Buddha. Il decida donc de remplir le lac de pierreset ainsi pouvoir demarrer la construction du temple. Les hommes travaillaient toute le jour. Etrangement chaque nuit tout etait detruit. Ils devaient alors recommencer chaque matin.Le roi se questionnant deduit que ce lac devait ere le coeur d un demon et que celui ci empechait la construction du temple.

Ne baissant pas les bras les hommes eurent l idee d utiliser des chevres pour porter les lourdes charges de pierre. Le ouvriers purent travailler plus rapidement et devancer le demon.  C est ainsi que le Djoh Khan pur s eriger.

Depuis toujours, pour le tibetains, chaque temple consrtuit est comme une aiguille plantee sur le corps d un immense demon pour mieux le combattre. Le temple du Djoh Khan serait le plus ancien.

Apres cette visite, Tano nous emmene dans une des meilleure tea House de Lahssa: Sunny tea house., frequentee uniquement par des Tibetains. Ils nous observent d un oeil amuse. Les hommes jouent de l argent a un jeu de des ancestral tandis que les femmes preparent un the au lait sucre delicieux.

La ville est une ville chinoise mais les tibetains sont bien presents et bien chez eux.  meme si beaucoup de jeunes vivent a Lhassa sont influences par la culture chinoise et portent moins les coiffures et vetements traditionnels, ils se sentent pour autent  profondement tibetains .Leur existence et leur culture nous parrait etre trop forte pour disparaitre,. Et quand dans la campagne on observe les habitations, leur architecture et les habitudes qui vont avec, nous songeons que malgres la detresse que vit ce pays  depuis 50 ans, cette culture n est pas prete de disparaitre. En tous cas, on espere  de tout notre coeur que le Tibet retrouve un jour sa dignitee et sa force culturelle.

 Nous remarquons une grande proximite avec la culture Mongole: Le port du Del , des tissus utilises pour les vetements traditionnels, la recurrence de l utilisation du beurre de Yack dans la nourriture, dans le the, ce meme the sale au beurre , la cuisine avec ses momos de viande ou de legumes comme les osho mongols... la religion Bouddhiste qui a lie le Tibet et la Mongolie les sciecles passes, etant a l origine de nombreux echanges entre ces deux pays et leur culture,  d ou cette proximite. Cependant en observant plus particulierement les femmes, on distingue des elements vestimentaires ou de coiffure qui sont bien propres a leur culture et qui les differencies aussi selon leur region d origine .

Toutes parees d or et de turkoise,  quelque soit la situation elle ont une elegance innee...... jusque dans leur "cache pollution " qui leur protege aussi les levres du soleil d altitude.

Demain nous quittons Lhassa dans la nuit, au petit matin . il est temps de faire nos sacs et de porter un dernier regard contemplatif sur le Potala.

 

3 eme Jours :

Tano et Mr Wu sont bien la a l heure convenue. Nous grimpons dans la Jeep pour nous  eloigner rapidement de Lhassa pendant la nuit. La route recemment bitumee est en bon etat, elle serpente entre les montagnes, le long du Brahmapoutre .

 Quelques heures plus tard, nous faisont un arret au 1er check point de Shigatse pour un control des papiers, apercevant au passage le monastere de la ville que nous aurions bien voulu visiter.  Les formalites ne seront pas longues, en tous cas pas suffisantes pour aller se perdre quelques heures dans la ville,....  on se contentera juste de s arreter sur le fonctionnement d un four solaire pres du poste de police.

 

La jeep, composee d un Chinois, d un Tibetain et de deux Faguo continue a filer en direction de la frontiere nepalaise sur cette route batisee Friendship highway. Nous contemplons les paysages a travers les vitres fumees du vehicule, cela n est pas sans nous rappeler notre arrive par le train et renforce encore plus notre frustration de ne pouvoir etre libre d arpenter la campagne Tibetaine a notre guise. Ces montagnes nous rappellent la Mongolie, et de voir les quelques cavaliers montes sur leurs petits chevaux, donne envie de les suivre dans la steppe !

Nous faisons une courte pause  apres le passage du col de pang La  pour se degourdir les jambes et boire une boisson chaude....

 En nous voyant,  un groupe de  gamins accoure vers nous. Nous n aurons pas plus a echanger avec eux qu une seance photo, mais la vue de leur frimousses sur l ecran de l appareil les fera beaucoup rire.

 D ici, la  vue est magnifique,...   on appercoit pour la premiere fois la Chaine de l Himalaya avec Chomolungma ( l Evrest ).

Citon a cette occasion un passage du fameux essai de toponymie de H. Sigayret qui sera notre petite bible lors de notre trek au Nepal.

Le plus triste exemple d influence etrangere se trouve dans la designation du plus haut sommet de la terre: Le mot Everest est choisi au lieu de son nom  nepalais Sagarmatha ( dont la tete touche au ciel ) ou de son nom Tibetain Chomolungma ( Deesse des vents )....  Ils sont quand meme plus agreables a l oreille, a l esprit et a l imagination que le nom patronymique d un colonel cartographe de l armee des Indes que l on peut imaginer d avantage interesse par le contenu de son verre de whisky que par l altitude d un pic denomme pic 15 lorsqu il occupait sa fonction.  et toc !

A notre dernier passage de col ( Tong La ), avant la longue redescente jusqu a la ville frontiere de Zangmu, nous nous arretons fascines par la vue des montagnes. C est aussi pour nous l occasion d une priere, et de nous promettre qu un jour nous reviendrons au Tibet,........ et pourquoi pas a cheval tiens !. Nous accrochons nos drapeaux a priere qui dormaient dans notre sac en attente le lieu ideal. Le voici.

 

Dans la nuit nous arriverons a la ville frontiere de Zangmu apres une descente impressionnante de 2 heures sur une piste completement defoncee, donnant directement sur le vide.  Notre chaufeur bien que assez prudent jusque la s obstinera a doubler les dixaines de camions qui nous precedent pour arriver plus vite.  c est dngereux, on serre les fesses, mais c est comme ca, ....    .  Le poste police ne sera ouvert que demain matin, alors tout le monde va se coucher bien fatigue de cette journee.   Merci MR Wu pour votre conduite.

Le lendemain, nous pensions que les derniers kilometres jusqu au poste frontiere de Kodari (Nepal ),.... nous les ferions a pied et seuls, mais Tano et Mr Wu nous y conduisent car Tano a toujours sur lui nos permis. Eh oui, on ne sort pas comme ca du Tibet. Au poste, Tano donne nos papiers a l homme qui verifie nos passeports , ne pouvant passer ce bureau il nous salue rapidement et nous voila seuls. C etait innatendu, on a a peine eu 30 secondes pour se dire au revoir.  Au revoir Tano, merci a toi , merci d avoir ete notre guide, ....  nous garderons contact. 

Nous sortons de ce poste frontiere pour passer le  pont et trouver ou faire nos visas de l autre cote. Des la premiere seconde nous ressentons que c est bien un autre pays ici, nous sommes chez les Hindous ..

Welcome in Nepal.

 



Publié à 11:43, le 1/7/2008, Lhassa
Mots clefs : Tibet


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